L’automne est une saison encore bien remplie au sein d’un élevage de chevaux. En effet, il y a encore quelques déplacements en compétitions pour les chevaux montés, mais il faut aussi préparer l’hiver, et c’est surtout la période des sevrages pour les poulains nés au printemps. Nous laissons le temps aux poulains de grandir aux cotés de leurs mères, et nous commençons souvent les sevrages début novembre. La première pouliche, née en mars, avait donc presque 8 mois au moment du sevrage.

C’est l’heure du sevrage

Plusieurs méthodes existent, pour notre part, nous faisons des sevrages progressifs, c’est-à-dire que nous ne retirons pas toutes les poulinières du troupeau en même temps. Ainsi, les premiers poulains sevrés n’ont plus leur mère mais ont encore d’autres poulinières pour les rassurer, et le groupe de poulains n’est pas séparé. Cette année, nous avons eu 5 poulains dont 1 mâle et 4 femelles, et nous avons également accueillit en pension une poulinière avec un poulain mâle. Lorsque nous retirons les mères, nous les emmenons dans un pré éloigné afin que les poulains ne les entendent pas si elles appellent, et vice-versa, ce qui évite les tentatives de fugue ! Pour l’instant, avec cette méthode, tout s’est toujours bien passé et les poulains présentent moins de stress.

Nous avons ensuite échelonné les sevrages jusqu’à mi-décembre, lorsque la dernière-née a eu 7 mois. Nous avons alors rentré le troupeau de poulains avec la dernière jument en stabulation, où ils vont passer l’hiver. Vu l’humidité et le froid que nous avons eu en ce mois de décembre, ils étaient visiblement bien heureux de se retrouver au sec ! Nous avons en effet une grande stabulation qui nous sert également de stockage pour le foin, et qui comporte plusieurs parcs qui servent à laisser les poulains à l’abri l’hiver, ou à surveiller les poulinages au printemps. Nous avons séparé le troupeau dans 2 parcs côte à côte, les mâles dans l’un et les femelles dans l’autre. Ils ont passé une nuit comme ça, et nous avons retiré la jument le lendemain, une fois qu’ils avaient pris leurs repères.

Sevrages 2017, une bonne chose de faite ! Cela fait quand même toujours un pincement au cœur…

Avant de les sevrer, chaque poulain avait eu droit à une séance photo dans la carrière. Ils ont pu ainsi se familiariser avec cet environnement inconnu auprès de leur mère, car les poulinières ont toutes l’habitude des séances photo. Nous accordons beaucoup d’importance à faire de jolies photos et vidéos des chevaux de l’élevage car ce sont des outils indispensables à la vente, mais aussi de bons souvenirs pour voir l’évolution des poulains que nous faisons naître. Les futurs propriétaires apprécient aussi de pouvoir voir leurs poulains aux différents stades de leur vie

Tenorio : petite cure d’automne

Concernant Tenorio, il a eu un petit « coup de mou » en septembre, après avoir brillé en Autriche le mois précédent. Malgré un peu de repos et une séance d’ostéopathie, je ne le sentant plus aussi allant et motivé que d’habitude, lui qui se donne toujours beaucoup au travail. J’ai pu constater qu’il était un peu engorgé des quatre membres. Après discussion avec le vétérinaire qui suit nos chevaux, nous avons pensé à lui faire une cure de drainant, idéale en effet à l’automne ou au printemps. J’ai donc naturellement choisi le De-Tox PLUS qui a été conçu pour soutenir la santé du foie et des reins du cheval et du poney de sport affectée par les programmes de vermifugation, l’utilisation d’anti-inflammatoires, antibiotiques, etc. par un processus de détoxification naturelle du corps ou après un exercice intense (course d'endurance, concours complet, saison d'obstacle, de dressage, ou d’équitation de travail pour Tenorio...), en éliminant les toxines présentes dans le sang et produites par le métabolisme lors des efforts. C’est un produit qui est autorisé en compétition, ce qui est impératif pour mon cheval qui sort maintenant sur des concours internationaux. Comme le Multiflex PLUS et le Temperamend PLUS que j’avais déjà testés, le De-Tox PLUS est conditionné dans un flacon doseur très pratique ! Pas besoin de faire de transferts, le dosage est rapide et précis. Et avantage non négligeable, les chevaux ne rechignent pas à le prendre, mélangé à la ration, ils ne le sentent même pas !

 

Au fur et à mesure de la cure, j’ai pu constater une amélioration dans le fonctionnement de Tenorio, il était plus allant, et notamment car ses membres étaient déjà bien moins engorgés !

C’est ainsi qu’il s’est retrouvé au top de sa forme fin novembre, pour le dernier concours de l’année au Salon du Cheval de Paris. Nous avons en effet été sélectionnés pour un concours international d’équitation de travail qui regroupait 14 cavaliers de 6 nations différentes. C’était un concours individuel mais aussi par équipe, avec l’équipe France, l’équipe Portugal et l’équipe Europe, composée de cavaliers venant de Suisse, des Pays Bas, de Belgique et de Suède. Ce concours international étant le dernier avant les Championnats du Monde qui auront lieu à Munich en mai 2018, la pression était grande puisqu’il fallait impérativement faire bonne impression face aux juges. Malgré un terrain difficile, un peu profond, que j’appréhendais car cela peut mettre les chevaux manquant d’impulsion en difficulté, nous avons réalisé une performance au-delà de mes espérances ! Tenorio avait retrouvé toute sa force physique, l’entrainement que nous avions repris s’est révélé efficace, nous avons donc pu obtenir la deuxième place de la compétition au terme des 3 épreuves, avec des notes à plus de 71%. Notre équipe France a aussi obtenu une médaille d’Argent derrière le Portugal.

En route pour 2018

Suite à cette belle compétition, le sélectionneur de l’équipe française d’équitation de travail m’a annoncé ma sélection, avec Tenorio, pour les Championnats du Monde ! D’ici là, il y aura donc des concours nationaux pour continuer de nous entrainer en conditions réelles, mais aussi 2 stages organisés pour l’équipe par le sélectionneur, le premier se tiendra au Salon du Cheval d'Avignon en janvier, et le second en mars vers Toulouse.

Tenorio a donc profité du mois de décembre pour travailler plus tranquillement, avec notamment de nombreuses séances de longe, pour maintenir sa musculature sans forcer, mais l’entrainement reprend maintenant avec un bel objectif en ligne de mire !